- Août : Sainte Claire d’Assise
- Prière à sainte Claire
- Juin : Saint Paul de Tarse, Apôtre
- Mai : Saint Germain
- Avril : Sainte Catherine de Sienne
- Mars : Sainte Gertrude
- Février : Sainte Bernadette
- Janvier : Saint François de Sales
- Décembre : Saint Charles de Foucauld
- Novembre : Saint André et saint Pïerre
- Octobre : Saint François d’Assise
L’équipe des visiteurs de Lasne publie mensuellement un éditorial relatif à la vie des Saints, souvent assorti d’une prière.
Août : Sainte Claire d’Assise
En ce mois d’août, nous allons à la rencontre de sainte Claire.
Sainte Claire naquit à Assise le 16 juillet 1194. Elle est issue d’une famille de la noblesse (probablement de la lignée noble des comtes de Coccorano et, selon une tradition qui remonte au XVe siècle, d’Ortolana d’Assise, issue d’une famille noble de Fiume). Elle mourut à Assise le 11 août 1253. Disciple de saint François d’Assise, sainte Claire est la fondatrice de l’ordre des Pauvres Dames (clarisses). Elle a été canonisée le 26 Septembre 1255.
Historiquement, Claire commence une étape décisive dans sa foi avec la rencontre de…
de François Bernardone. En effet, vers 1210, Claire assiste dans l’église Saint-Georges à Assise aux prêches de Carême de François Bernardone, le fils d’un bourgeois qui a tout quitté pour réaliser son idéal de vie évangélique.
Profondément touchée par cette prédication, Claire choisit de renoncer au monde. C’est en cachette qu’elle quitte sa famille le soir du dimanche des Rameaux, le 20 mars 1212. En compagnie d’une de ses tantes, Claire veut rejoindre François et ses compagnons. Elle y parvient. En signe d’accueil, on lui coupe ses cheveux et elle reçoit une tenue qui exprime très clairement son renoncement. Mais en raison des mœurs du temps, Claire ne put demeurer avec François et ses compagnons. Elle est envoyée d’abord au couvent des nonnes bénédictines de San Paolo (Saint-Paul, près de Bastia), puis chez les bénédictines de Saint-Ange de Panzo sur les contreforts du mont Subasio au sud-est d’Assise. Elle enterre à tout jamais son rêve de sillonner le monde, et elle se met en quête d’un idéal de pauvreté. L’opposition farouche de sa famille à son projet de vie n’eut pas raison d’elle.
Très vite, c’est-à-dire en fin avril 1212, Claire est désignée à la fonction de directrice de la communauté naissante près de la Chapelle Saint-Damien d’Assise. En 1214, elle reçoit le titre d’ »abbesse ». Claire est rapidement rejointe par des femmes de la noblesse d’Assise et par sa mère à la mort de son époux. Claire et Ortolane y opéraient des miracles de guérison. François confiera aussi une Formula vitæ, règle de vie inspirée de celle des Frères mineurs. Ainsi naît l’ordre des Pauvres Dames, ou Clarisses. Toute la vie de sainte Claire est tendue par son désir de vie pauvre.
Dévotion et patronage
Sainte Claire a été proclamée patronne de la télévision dans le monde par Pie XII le 14 février 1957. Malade depuis près de trente ans, une nuit de Noël, clouée au lit, elle aurait selon la tradition rapportée par son hagiographe Thomas de Celano, vu et entendu la messe chez les frères, donc bien loin de son lieu d’alitement. Elle est depuis la patronne des télécommunications mais aussi des brodeuses car selon la tradition, elle s’accordait occasionnellement un temps de loisir pour broder des tissus liturgiques. Parce qu’elle assurait la propreté et la blancheur de ceux-ci, elle est également la patronne des lavandières, des blanchisseurs et des repasseuses. À cause de son nom et parce qu’elle aurait eu, sur son lit de mort, la vision de ses obsèques, elle est la patronne des aveugles.
Prière à sainte Claire
O aimable sainte Claire, Toi qui, marchant sur les traces de la Vierge Marie, as été mère dans le Corps mystique du Christ, donne-nous ton amour pour l’Église, pour tous nos frères.
Toi qui, dans tes dernières paroles, as béni le Seigneur de t’avoir créée,
obtiens-nous de comprendre le grand don de la vie ;
intercède auprès de Dieu pour nos familles ;
obtiens-nous la concorde, l’ardeur sereine au travail, la joie d’être ensemble ;
et fais qu’un jour nous puissions te rejoindre pour louer et chanter éternellement avec toi les miséricordes du Seigneur. Amen.
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de la part de: l’Abbé Justin Muantuali (co-responsable du Pôle Santé)
Publié par le Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour l’abbé Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
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Juin : Saint Paul de Tarse, Apôtre

En ce mois de juin, nous allons à la rencontre de saint Paul.
La vie de Paul de Tarse est connue essentiellement par les livres du Nouveau Testament. Il s’est converti au christianisme environ deux ans après l’exécution par les Romains de Jésus de Nazareth.
Il se dit « hébreu, fils d’Hébreux », c’est-à-dire juif de Judée et de la tribu de Benjamin.
Il est également citoyen romain par droit de naissance, mais c’est surtout un Pharisien très attaché à ses traditions juives.
Selon ces textes, il a tout d’abord persécuté les chrétiens, c’est-à-dire…
… qu’il recherchait à les emprisonner. Il raconte qu’un jour, sur le chemin de Damas, il a soudain vu une très grande lumière qui l’a fait tomber à terre. Il a alors entendu une voix lui parler et lui demander « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? ». Et le Seigneur lui dit : « Je suis Jésus que tu persécutes. »
Il aurait alors changé sa conduite et serait devenu chrétien. Très vite, il se donne pour mission dans l’Église de témoigner de sa foi et de convertir de nouveaux chrétiens. Mais il rencontre tellement d’oppositions, il se fait tellement d’ennemis que l’Église de Jérusalem le renvoie à Tarse, où il reste plusieurs années.
Quelques temps après, quand le christianisme commença à s’étendre chez les non-juifs (les Gentils) à Antioche, un judéo-chrétien du nom de Barnabé vint le chercher pour se faire aider par lui comme missionnaire. C’est justement à Antioche qu’est né le nom de chrétien. À partir de là, Paul consacre toute sa vie à répandre le christianisme.
Pour cela, il a énormément voyagé dans de nombreux pays de l’Empire romain, où il convertit des gens de toutes origines. Aussi est-il parfois désigné sous le nom d’« apôtre des gentils » (c’est-à-dire des non-juifs).
Selon une tradition, il est mort exécuté par les Romains en 65, sur la route de Rome. La basilique de Saint-Paul-hors-les-murs serait le lieu de sa sépulture.
En savoir plus…
Paul faisait certainement partie de l’élite intellectuelle de son temps. Son «grand savoir» est relevé à l’occasion et il parle couramment araméen et grec.
Il a écrit beaucoup de lettres, des épîtres (reprises dans le Nouveau Testament), à des communautés, des groupes de chrétiens dans différentes villes.
Jusqu’à Paul, les disciples de Jésus étaient presque tous des juifs. Quand Paul commença à convertir de nombreux Grecs et Romains au christianisme, la question s’est alors posée de savoir si ces nouveaux chrétiens devaient préalablement se convertir au judaïsme et observer ses rites. Il fut décidé que non, aussi la circoncision et les interdits alimentaires observés par les juifs ne furent pas repris dans les rituels chrétiens.
Contrairement au judaïsme, Paul considère le célibat comme un idéal. Il est resté célibataire toute sa vie.
Il insiste beaucoup dans ses lettres sur la mort de Jésus et sur l’idée qu’il faut croire en sa résurrection pour être sauvé. Il témoigne aussi d’une grande passion pour l’expansion de l’Évangile. Nous terminerons par une prière de Saint Paul pour ne pas nous décourager devant les épreuves (Ep 3, 14-21) :
C’est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, de qui toute paternité au Ciel et sur la terre tient son Nom.
Lui qui est si riche en Gloire, qu’Il vous donne la Puissance de son Esprit, pour que se fortifie en vous l’homme intérieur.
Que le Christ habite en vos cœurs par la Foi ; restez enracinés dans l’Amour, établis dans l’Amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur…
Vous connaîtrez ce qui dépasse toute connaissance : l’Amour du Christ. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans toute la Plénitude de Dieu.
À Celui qui peut réaliser, par la Puissance qu’Il met à l’œuvre en nous, infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même concevoir, gloire à Lui dans l’Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen
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Publié par le Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour l’abbé Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
Source image : freepng.fr – kisspng-saint-paul-catholicism-catholic
Mai : Saint Germain
En ce mois d’avril, nous allons à la rencontre de saint Germain.
Saint Germain est fêté le 28 mai.
Nous connaissons la vie de saint Germain par son ami saint Venance Fortunat, poète latin.
Germain vit le jour près d’Autun en 496. On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulait se faire
avorter. Elle n’y parvint pas et l’enfant vécut.
Après des études à Avallon, il fut, durant quinze ans, moine dans une petite communauté locale. C’est là que l’évêque d’Autun, Agrippin, vint le chercher pour en faire un prêtre: il y avait tant à faire dans
ce pays des Francs si peu évangélisés. Il devint un temps abbé de Saint-Symphorien d’Autun, mais les
moines n’étaient pas enchantés de cet abbé qui donnait leur pain aux pauvres. Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de sainte Clotilde, le découvrit et se prit d’amitié pour lui. Il devint alors
évêque de Paris. Il s’y illustra par une série de guérisons miraculeuses, par la libération systématique des prisonniers et des esclaves. Il fonda aussi l’abbaye de Sainte- Croix-Saint-Vincent qui devint plus tard Saint-Germain des Prés.
Connaissez-vous l’histoire de la fontaine de Saint Germain à Lasne ?

L’histoire de la fontaine de Saint Germain à Lasne:
Située derrière l’église de Couture, à l’orée d’un sous-bois, la fontaine de Saint-Germain est réputée miraculeuse depuis de nombreux siècles. Devant la fontaine, une inscription récente annonce «Au 7e siècle, un évêque de notre contrée a béni cette fontaine et l’a dédiée à saint Germain».
Cette fontaine, uniquement accessible à pied, se situe non loin de l’Église Saint- Germain de Couture-Saint-Germain, un petit village de Lasne. La fontaine est accompagnée d’une petite chapelle dédiée au saint.
Selon la tradition populaire, on se rendait en pèlerinage à Couture pour invoquer saint Germain contre les maladies des enfants. Un vêtement de l’enfant, une chemise la plupart du temps, était étendue sur l’eau. Si elle flottait, l’enfant n’aurait pas de maladie, si elle coulait cependant, il fallait prier, dire des messes et brûler des cierges afin d’éviter la maladie.
La partie du vêtement qui s’enfonçait en premier dans l’eau indiquerait la partie du corps atteinte de la maladie. Le vêtement, une fois sec, devait être porté par l’enfant. L’eau était également utilisée pour laver les membres des enfants afin d’éviter les maladies.
Saint Germain fut un témoin de Dieu par sa vie de prière. Il consacrait chaque jour de longues heures à prier.
Il avait une grande préoccupation du renouvellement de la liturgie qui était pour lui une façon d’exprimer sa foi en Dieu.
On reconnaissait aussi son grand amour des pauvres, des petits, spécialement des prisonniers. On lui attribue un grand nombre de conversions et de miracles.
Célébrer saint Germain, c’est reconnaître notre mission d’annoncer l’amour de Dieu. Prions-le de donner à chacun de nous et de nos communautés paroissiales le désir de la prière. Demandons-lui d’intensifier notre effort de service auprès des plus petits, des malades, des personnes dans le besoin. Demandons-lui aussi d’intercéder auprès de Dieu pour les détenus et toutes les personnes qui œuvrent auprès des prisonniers.
Seigneur, tu as choisi saint Germain pour être pasteur et témoin de ton amour. Donne-nous la grâce de le suivre sur les chemins de la prière, du service et de l’amour. Amen.
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Publié par le Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour l’abbé Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
Source image : CC0 Commune de Lasne
Avril : Sainte Catherine de Sienne
En ce mois d’avril, nous aimerions vous présenter Sainte Catherine de Sienne (fêtée le 29 avril).

Sainte Catherine de Sienne est la benjamine d’une famille très nombreuse (24 frères et sœurs) est née en 1347 en pleine période de misère et de peste. Elle entend très jeune l’appel à se consacrer à Dieu. A 16 ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d’austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, ce qui n’enchante pas ses parents. Un petit groupe d’amis qui l’écoutent et la soutiennent (les Caterini) l’appellent:
Un petit groupe d’amis qui l’écoutent et la soutiennent (les Caterini) l’appellent « Maman ».
Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec le Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. Son principal souci est l’unité de l’Eglise.
Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher.
Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d’activité et de diplomatie pour rassembler l’Eglise autour de lui.
Elle prend aussi parti dans les luttes où s’affrontent les villes italiennes.
Elle, la recluse de Sienne, voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l’Italie et le sud de la France. Son dernier voyage fût à Rome où elle mourût à l’âge de 33 ans le 29 avril 1380.
L’activité débordante de Sainte Catherine n’est que la face apparente d’une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s’échappent de ses lèvres. Son « dialogue » qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ses entretiens enflammés avec le Christ.
Catherine est canonisée en 1461.
Pie IX fit d’elle la copatronne de l’Italie.
En 1970, Paul VI la nomme Docteur de l’Eglise.
En 1999, Jean-Paul II la déclare copatronne de l’Europe.
« Sainte Catherine entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes sociaux et politiques qui ont déchiré l’Europe de son époque » (Jean-Paul II).
Nous vous proposons une prière de Sainte Catherine :
Ô Esprit Saint, viens dans mon cœur. Par ta puissance, attire-le à toi, ô Dieu vrai, et accorde-moi la charité en même temps que la crainte.
Ô Christ, garde-moi de toute mauvaise pensée, réchauffe-moi et embrase-moi de ton très doux amour, et toute peine me semblera légère.
Ô mon Père Saint, mon doux Seigneur, maintenant aide-moi dans toutes mes actions. Christ Amour ! Christ-Amour !

Sainte Catherine de Sienne est aussi la patronne des journalistes et de ceux qui utilisent les médias.
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Publié par le Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour l’abbé Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
Source image : CC0 Andrea Vanni, Public Domain, via Wikimedia Commons
Mars : Sainte Gertrude

En ce mois de mars, nous allons à la rencontre de sainte Gertrude.
Sainte Gertrude est née à Nivelles en 626. Son père, un ancêtre de Charlemagne est maire du palais de Dagobert 1er, roi d’Austrasie.
Dès son plus jeune âge, Gertrude témoigne d’une disposition d’esprit profondément religieuse.
Un jour, Gertrude sort de chez elle, seule. Elle est suivie discrètement par une amie du quartier, intriguée par le temps qu’elle passe en prière. Parvenue dans l’oratoire de Saint-Sixte de Nivelles, la sainte s’agenouille en silence et se met à prier.
Son amie est parvenue à pénétrer dans l’édifice sans être vue. Soudain, celle-ci retient un cri : un « globe de feu », apparu au plafond de l’oratoire, descend doucement vers Gertrude. Arrivé à la hauteur du visage de la sainte, il irradie celle-ci de la tête aux pieds, enveloppant son corps dans un halo lumineux de toute splendeur.
Cette vision dure une demi-heure.
A la mort de son père, sa mère transforme le château familial en monastère mixte.
Gertrude est respectée et enviée. Sa naissance aristocratique et ses qualités font d’elle un parti convoité. En fait, Gertrude n’aspire qu’à une chose : offrir sa vie à Dieu. Pour éviter qu’elle ne soit enlevée et mariée de force, sa mère lui coupe les cheveux afin de montrer la détermination de sa fille à renoncer au mariage et à entrer en religion. Gertrude fait alors profession. Elle est aux yeux de tous un modèle de piété, de douceur et de patience.
A la mort de sa mère, Gertrude devient abbesse. Elle s’implique beaucoup dans la vie religieuse. Elle est animée d’une insatiable soif de savoir et recherche une connaissance approfondie dans les Écritures.
Elle est très connue et aimée pour l’aide qu’elle apporte aux plus démunis.
Dieu la favorise de plusieurs prodiges : on vit plusieurs fois pendant qu’elle priait à l’église, apparaître au-dessus de sa tête une sphère de feu. Les nombreux jeûnes qu’elle pratique la diminue physiquement si bien qu’à l’âge de trente ans elle laisse la direction du monastère à sa nièce Wilfetrude.
Lorsque saint Feuillen, un moine irlandais ami des sainte Gertrude, est assassiné avec ses compagnons alors qu’il revenait d’une visite au monastère de Nivelles, Gertrude décrète une période de jeûne et de prière pour retrouver le corps de son ami. Après 77 jours, elle a une vision lui montrant un endroit de la forêt tout illuminé. Elle identifie le lieu et y envoie des hommes qui ramènent solennellement le corps de Feuillen à Fosses.
Sentant ses forces décliner, elle envoie un messager auprès de saint Ultan pour l’interroger sur l’heure de sa mort ; celui-ci lui prédit qu’elle mourrait le lendemain durant le Saint Sacrifice de la Messe et que le Royaume des Cieux lui serait grand ouvert.
Elle s’éteint le 17 mars 659, âgée de 33 ans. Le jour même de sa mort, elle apparaît à Trêves à une abbesse du nom de Modeste.
Elle est enterrée près de sa mère dans l’église Saint-Pierre. De nombreux miracles se produisent à son tombeau, dont le plus célèbre est la résurrection d’un garçon tombé dans un puits et dont la mère invoqua sainte Gertrude.
Elle est invoquée pour la protection des voyageurs, ainsi que pour être préservé des souris et des rats.
Sainte Gertrude est fêtée le 17 mars.
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Publié par le Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour l’abbé Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
Source image : CC0 Flemish painter, Public domain, via Wikimedia Commons (circa 1530)
Février : Sainte Bernadette
Cette fois, nous allons à la rencontre de Bernadette Soubirous

Bernadette Soubirous est née à Lourdes, le 7 janvier 1844 dans une famille de meuniers qui vivait au départ assez aisément. Peu à peu, des ennuis de santé s’accumulent dans la famille.
En 1854, la famille Soubirous doit quitter le moulin de Boly. Elle change plusieurs fois de domicile, chaque fois moins cher et plus petit jusqu’à être hébergée gratuitement dans une seule pièce sombre et insalubre de l’ancienne prison de la ville, le Cachot. Pour les Soubirous c’est l’enchaînement de la misère : chômage, expulsion, soupçon, exclusion, mépris… Bernadette a une santé précaire, elle souffre de l’estomac et, touchée par une épidémie de choléra elle en gardera un asthme tenace. Elle fait partie des enfants qui…
Elle fait partie des enfants qui, à cette époque en France, ne savent ni lire ni écrire parce qu’ils sont obligés de travailler. Elle n’est scolarisée que par moments dans la classe des petites filles pauvres de l’Hospice de Lourdes tenu par les « sœurs de la Charité de Nevers »
Le 11 février 1858, Bernadette Soubirous, âgée de 14 ans, part du Cachot avec sa sœur et une amie pour aller chercher du bois mort au bord du Gave, à Massabielle car il fallait se chauffer.
Tout a commencé par le bruit du vent dans les peupliers… Dans le creux du rocher, Bernadette aperçoit une « dame en blanc » :
« Je croyais me tromper. Je me frottai les yeux… Je regardai encore et je vis toujours la même dame »
La Vierge Marie vient ainsi à sa rencontre 18 fois entre février et juillet.
Elle ne dévoile son nom que le 25 mars. C’est la 16ème apparition. Les autres rencontres sont pour la plupart sans parole…
La 3ème fois, le 18 février, Bernadette entend les premiers mots de la Dame : « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours »
Au milieu de la quinzaine, le 24 et le 25 février, Bernadette reçoit un
message « Priez pour les pécheurs » et la Dame lui demande « d’aller boire à la fontaine et de s’y laver »… Après avoir gratté la terre boueuse au fond de la Grotte, Bernadette découvre une source.
Le 2 mars, Bernadette reçoit de la Dame une double mission : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle ».
« Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne. »
A travers ces rencontres surprenantes, Bernadette Soubirous comprend, grâce à Marie, que Dieu s’intéresse à elle, qu’il se fait proche des plus pauvres, de ceux que le monde ignore et exclut.
Elle sera ensuite accueillie à l’Hospice de Lourdes tenu par les sœurs de la Charité de Nevers. Ce sera pour elle le temps de réfléchir à ce qu’elle veut faire de sa vie.
Entretemps, elle voit vivre les sœurs au quotidien avec les malades, les vieillards pauvres ainsi que les petites filles de familles sans ressources. En 1866, elle décide de rentrer dans les ordres chez les Sœurs de la Charité de Nevers.
Au cours de ses 13 dernières années, Bernadette sera successivement aide- infirmière, responsable de l’infirmerie, sacristine et le plus souvent malade elle-même. Sa vie est simple, ordinaire. Bernadette a un caractère joyeux, elle est disponible à ce qu’on lui demande. « Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant ».
lle fait de longs séjours à l’infirmerie. Atteinte d’une tumeur à un genou et d’une tuberculose pulmonaire qui la font beaucoup souffrir. Elle meurt le 16 avril 1879, elle a 35 ans.
Elle sera canonisée le 8 décembre 1933.
Son corps repose dans la crypte de Nevers et est à ce jour incorrompu.
Prière de Sainte Bernadette :
Ô Jésus, donnez-moi, je vous prie, le
pain de l’humilité, le pain
d’obéissance, le pain de charité, le
pain de force pour rompre ma volonté
et la fondre à la vôtre, le pain de la mortification intérieure, le pain de détachement des créatures, le pain de patience pour supporter les peines que mon cœur souffre. Ô Jésus, Vous me voulez crucifiée, fiat, le pain de ne voir que Vous seul en tout et toujours. Jésus, Marie, la Croix, je ne veux d’autres amis que ceux-là ! Ainsi soit-il. »
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Source Image(s): 1) sainte Bernadette jeune – Sources : La Dépêche du Midi/Sanctuaire de Lourdes/cath.ch – FSSPX.Actualités – 16/01/2019.
Janvier : Saint François de Sales
Nous allons à la découverte de saint François de Sales avec le 4ème « Editorial des visiteurs » de l’UP de Lasne de janvier 2023.

Saint François naît dans le château familial de Sales près de Thorens en Savoie le 21 août 1567. Il a une maman très jeune : elle s’est mariée à 14 ans ! Elle aime beaucoup s’occuper de son petit garçon et, comme elle est très pieuse, elle lui apprend à découvrir la bonté de Dieu. François est un enfant sage, mais il lui arrive tout de même de faire des bêtises. Un jour, il chipe dans la cuisine du château un petit pâté tout chaud, si chaud qu’il finit par se brûler. Il est obligé de tout avouer à sa maman. Elle l’emmène alors se confesser pour lui montrer que, en désobéissant, c’est surtout à Jésus qu’on fait de la peine.
Comme François est doué, son père décide de l’envoyer au collège. Là, il se fait remarquer par son sérieux. Il se montre bon camarade avec tous. Il quitte le collège à 15 ans et son père l’envoie étudier à Paris. Il fréquentera les cours de droit chez les Jésuites du Collège de Clermont. Il va étudier la Théologie parce que tout ce qui concerne Dieu le passionne. En 1591, à l’âge de 24 ans, il est reçu Docteur en Droit et commence une carrière d’avocat à Chambéry. Mais il sent bien que ce n’est pas vraiment sa voie. Il désire devenir prêtre. François de Sales renonce alors à sa vie de gentilhomme et à la carrière juridique auxquelles le destine son père. A 26 ans, le jeune homme est ordonné prêtre à Annecy. Un des bonheurs de François, tout au long de sa vie, c’est d’accueillir les gens au confessionnal. Il se réjouit chaque fois qu’il peut leur parler de l’amour de Dieu qui leur pardonne leurs péchés et les inviter à aimer le Seigneur en retour. Sa réputation de bonté se répand très vite, et on commence à affluer vers lui pour se réconcilier avec Dieu.
Il est, en pleine période de Réforme, un prédicateur infatigable, témoin de la bonté de Dieu.
Il est théologien et écrivain. Par son écriture, il est considéré comme l’un des précurseurs de la littérature du 18ème siècle. Il est l’auteur chrétien le plus publié dans le monde, après la Sainte Bible.
Il devient évêque de Genève en 1602 et fonde avec Sainte Jeanne de Chantal l’ordre de la Visitation.
Il est fêté le 24 janvier et est le patron des journalistes et des écrivains.

Prière de Saint François de Sales
Ô Seigneur, avec Ton aide, je veux m’exercer à la douceur dans les rencontres et les contrariétés quotidiennes.
Dès que je m’apercevrai que la colère s’allume en moi, je recueillerai mes forces, non avec violence, mais doucement, et je chercherai à rétablir mon cœur dans la Paix.
Sachant que je ne peux rien seul, je prendrai soin de T’appeler au secours, comme le firent les Apôtres ballottés par la mer en furie.
Enseigne-moi à être doux avec tous, même avec ceux qui m’offensent ou me sont opposés, et jusqu’avec moi-même, ne m’accablant pas à cause de mes défauts.
Quand je tomberai, malgré mes efforts, je me reprendrai doucement et dirai : « Allons, mon pauvre cœur, relevons-nous et quittons cette fosse pour toujours. Recourons à la Miséricorde de Dieu, Elle nous viendra en aide
Amen.
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Source des images: Wikipedia
Décembre : Saint Charles de Foucauld
Voici l’Editorial des Visiteurs mensuel de l’UP de Lasne, qui nous porte cette fois à la rencontre de saint Charles de Foucauld, fêté le 1er décembre 2022 (pour la 1ère fois depuis sa canonisation).

Charles est né en France à Strasbourg le 15 septembre 1858. Sa mère, son père et sa grand- mère meurent en 1864 alors qu’il n’a que 6 ans. C’est son grand-père qui s’occupera de son éducation.
Le 28 avril 1872, Charles fait sa Première Communion. Il est confirmé le même jour. Charles est intelligent et il étudie facilement. Il aime beaucoup les livres, mais il lit n’importe quoi. Peu à peu, il s’éloigne de la foi. Il continue à respecter la religion catholique, mais il ne croit plus en Dieu.
Après deux ans d’études à École Militaire, Charles devient officier. Il a 20 ans.
Pendant plusieurs années, il va chercher son plaisir dans la nourriture et dans les fêtes. On l’appelle alors le « Gros Foucauld ».
En octobre 1880, il est affecté en Algérie. Le pays lui plaît et ses habitants l’intéressent. Ensuite, son régiment est envoyé en Tunisie. Après cette mission, il prend congé de l’armée.
Charles décide alors de s’installer à Alger afin de voyager. Le Maroc tout proche et méconnu, car interdit aux Européens, l’attire beaucoup. Après une longue préparation, il part avec le Juif Mardochée pour un périple au Maroc.
Pendant son voyage de 11 mois, Charles essuie des injures et des violences. Plusieurs fois, sa vie est en danger. Après avoir parcouru 3000 km, il rentre de son voyage en 1884. Le monde scientifique de l’époque est enthousiasmé par son travail d’explorateur. Pour Charles, c’est la consécration. Mais lui ne prête aucun intérêt à cette gloire et il rejoint sa famille à Paris. Il a 28 ans.
C’est à ce moment-là qu’il se sent appelé à tout laisser pour suivre Jésus. Le 15 janvier 1880, il entre chez les Trappistes.
Après sept années chez les Trappistes, il va vivre à Nazareth. Il y vit comme un ermite à la porte du couvent des Clarisses. Il lit beaucoup et approfondit sa formation théologique. Il prie du matin au soir. C’est à Nazareth qu’il décide de créer la congrégation des petits frères du Sacré Cœur de Jésus.
C’est en 1900 qu’il décide de devenir prêtre. Il rentre en France pour y recevoir le sacerdoce.
Un an plus tard, il arrive à Béni Abbès en Algérie. Chaque jour, il passe des heures au pied du Tabernacle. En 1903, Charles se porte volontaire pour aller vivre au cœur du désert avec les Touaregs.
Il va continuer jusqu’à sa mort à vivre auprès des populations les plus délaissées. Charles est violemment tué le 1er décembre 1916.
Charles de Foucauld a été déclaré bienheureux en 2005 et canonisé par le Pape François à Rome le 15 mai 2022.

Nous vous proposons de découvrir une très belle prière écrite de sa main :
Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.
Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père.
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Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour le Pôle Santé: p. Justin Muantuali
et p. Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
Source Images: 1 et 2. Creative Commons – Wikimedia Commons.
Novembre : Saint André et saint Pïerre
Voici l’Editorial des Visiteurs » mensuel de l’UP de Lasne, portant sur la vie des Saint(e)s. On se propose cette fois de vous parler de Saint André (fêté le 30 novembre) et de Saint Pierre, tous deux apôtres de Jésus..

André est né à Bethsaïde, en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Simon (Pierre), il était pêcheur. Recherchant Dieu, il avait d’abord été le disciple de Jean le Baptiste. Lorsque Saint Jean Baptiste désigna Jésus-Christ en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde » (Jean 1: 29-40), il le suivit et ne le quitta plus. Il fut ainsi le premier disciple appelé par Jésus-Christ.
André servit souvent d’intermédiaire. Il présenta notamment son frère Simon à Jésus ; puis, lors de l’épisode de la multiplication des pains, il désigna le jeune garçon portant les cinq pains et les deux poissons ; lorsque des Grecs voulurent rencontrer Jésus, c’est encore à lui qu’ils s’adressèrent.
Après la Pentecôte, André prêcha l’Évangile, d’abord à Jérusalem, en Judée et en Galilée, puis il partit prêcher au cours d’un long voyage tout autour des côtes de la Mer Noire. Selon la tradition ecclésiale, ses voyages l’amenèrent en Mésopotamie, sur la côte anatolienne, à Éphèse, en Thrace, en Scythie mineure, en Crimée, à Byzance et finalement dans la région au nord du Péloponnèse, où il finit crucifié sous l’empereur Néron, à Patras en l’an 60.
Saint Pierre (Simon) et saint André sont frères de sang. Outre leur lien de parenté et leur métier (ils sont pêcheurs), les deux Galiléens ont en commun d’avoir subi le martyre et de mourir crucifiés, comme le Christ. Si Pierre est le « premier » des apôtres, André est le « premier appelé ». L’un (Pierre) est considéré comme fondateur de l’Église de Rome (Église occidentale), l’autre (André) comme fondateur de l’Église de Constantinople (Église orientale).
Lors de leur pèlerinage et de leur rencontre historique à Jérusalem, le jour de l’Épiphanie 1964, le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras se sont embrassés, en signe de réconciliation. Athénagoras offrit une icône représentant Pierre et André s’embrassant. Ce baiser des apôtres Pierre et André est devenu le symbole de la marche vers l’unité des Églises-sœurs d’Orient et d’Occident.
Nous vous proposons ce mois-ci une très belle prière du pape François qui nous invite à reconnaître le bien et la beauté de chaque peuple.

Prions :
Seigneur et Père de l’humanité,
toi qui as créé tous les êtres humains
avec la même dignité,
insuffle en nos cœurs un esprit fraternel.
Inspire-nous un rêve de rencontre,
de dialogue, de justice et de paix.
Aide-nous à créer des sociétés
plus saines et un monde plus digne,
sans faim, sans pauvreté, sans violence,
sans guerre.
Que notre cœur s’ouvre
à tous les peuples et nations de la terre,
pour reconnaître le bien et la beauté
que tu as semés en chacun
pour forger des liens d’unité,
des projets communs,
des espérances partagées. Amen !
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Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour le Pôle Santé: p. Justin Muantuali
et p. Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
Source Images: 1) https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/St_Andrew_the_Apostle_-Bulgarian_icon.jpg/500px-St_Andrew_the_Apostle-_Bulgarian_icon.jpg (2) (le baiser) sur https://atelier-icone-pa.pagesperso-orange.fr/page/atelier/presentation.html
Octobre : Saint François d’Assise
Voici le 1er « Editorial des visiteurs »de l’UP de Lasne.
En ce mois d’octobre, nous vous proposons d’aller à la découverte d’un grand saint : Saint François d’Assise.

François d’Assise est un religieux catholique italien né en 1181 à Assise. Il est diacre et fondateur de l’ordre des frères mineurs, appelé Ordre franciscain, caractérisé par la prière, la joie, la pauvreté, l’évangélisation et le respect de la création.
A la base, il est issu d’une famille de riches marchands d’Ombrie. Il vit une jeunesse fougueuse et dissipée, rythmée par les fêtes et les escapades, et veut se faire adouber chevalier. Il fait la guerre à la noblesse et est emprisonné pendant un an.
Cependant, il se sent insatisfait. En écoutant un passage de l’Évangile, il trouve une réponse à ce qu’il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, se fait pauvre et annonce la Bonne Nouvelle. Il se fait solidaire des pauvres, des démunis, des marginalisés. Il dénonce les injustices. Il puise dans la prière la force d’aimer et d’aider les autres.
Petit à petit, François se retire du monde et vit en ermite. Le 17 septembre 1224, il reçoit les stigmates de la Passion : les plaies du Christ sur la croix lui apparaissent. Il voit des trous dans ses mains et ses pieds. A partir de cet épisode, François souffre de diverses maladies violentes.
Il meurt le 3 octobre 1226 dans la chapelle du Transito à Assise.
Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX et commémoré le 4 octobre.
Zoom sur un événement déterminant de sa vie :
Un événement se révèle déterminant dans la vie de François d’Assise : sa rencontre avec les lépreux. Dans son Testament, il écrit ces mots : « Le Seigneur me donna ainsi à moi de commencer à faire pénitence : lorsque j’étais dans les péchés, il me semblait extrêmement amer de voir des lépreux. Et le Seigneur me conduisit parmi eux et je leur fis miséricorde […] et après cela, je ne restai que peu de temps et je sortis du monde. Et en m’en allant de chez eux, ce qui semblait amer fut changé pour moi en douceur de l’âme et du corps. »
Aux yeux de François d’Assise, les lépreux ne sont plus des personnes quelconques mais des frères. Il est dès lors profondément imprégné par la notion de miséricorde, il est davantage sensible à la souffrance et à la déchéance d’autrui. Cette attitude de miséricorde précède sa découverte de l’Évangile ; en d’autres termes, « la conscience de François a eu besoin de la médiation du prochain pour rencontrer Dieu. »

La prière de saint François est inspirée de cette expérience :
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
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Bonne lecture!
En union de prière,
Pôle Communication de l’Unité Pastorale de Lasne
pour le Pôle Santé: p. Justin Muantuali
et p. Pierre Dunia Mastaki, Resp. de l’UP de Lasne
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